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Travail des métaux

cogneur

Anglais: basher

Quelqu'un qui cogne quelque chose, au sens figuré ou littéral.

Le marteau pneumatique qui façonne le métal rapidement

Un « basher » est un marteau pneumatique ou électrique utilisé en métallurgie pour façonner, aplanir ou former la tôle et d'autres pièces par des coups répétés. Contrairement à une presse, qui applique une force constante, un « basher » délivre des frappes rapides, ce qui le rend idéal pour les tâches où il faut déplacer le métal rapidement sans le coût et l'encombrement d'un outil de presse dédié. L'outil se situe entre le martelage manuel et les machines de production dans le flux de travail.

Les « bashers » pneumatiques dominent le marché car l'alimentation en air comprimé est standard dans la plupart des ateliers. Ils fonctionnent généralement entre 90 et 120 psi, frappant à des cadences de 1 000 à 3 000 coups par minute selon le modèle et l'alimentation en air. Le poids de la tête de marteau varie de quelques onces pour les travaux de détail à plusieurs livres pour les matériaux lourds, et les opérateurs peuvent échanger des têtes, des matrices ou des blocs de formage interchangeables pour s'adapter à différents travaux. Des versions électriques existent mais sont moins courantes dans la métallurgie traditionnelle car elles offrent moins de contrôle sur la fréquence et l'intensité des coups.

Où le « basher » trouve sa place

Un « basher » excelle dans le planage, qui consiste à lisser et durcir les surfaces métalliques; dans le relevage et l'emboutissage, qui forment des formes creuses dans la tôle; et dans le formage général où l'opérateur souhaite guider la pièce librement sans la rigidité d'une configuration de presse. Il est également utilisé pour enlever la calamine des pièces forgées et pour le rivetage. Les coups rapides permettent au métal de se déplacer progressivement, donnant à l'opérateur un retour tactile et un contrôle fin qu'une seule frappe lourde ne peut égaler.

Les inconvénients sont la tension répétitive pour l'opérateur et la précision limitée dans l'emboutissage profond ou les estampages complexes. Un « basher » ne peut pas maintenir des tolérances aussi serrées qu'une presse, et chaque coup introduit une légère variation. Les opérateurs expérimentés développent un rythme et une position de main pour minimiser cette dispersion, mais le processus reste semi-manuel. Une protection auditive est essentielle; ces outils sont bruyants, dépassant souvent 100 décibels.

Le nom vient de l'évidence : il « bashe » (frappe). Dans l'usage courant, les métallurgistes peuvent l'appeler marteau pneumatique, marteau à air, ou simplement marteau, mais « basher » le distingue des marteaux manuels et souligne sa nature motorisée et répétitive. Le terme est direct et fonctionnel, reflétant le travail simple que l'outil accomplit.

Sources

Entrée IG031524/07/2012

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