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Transport et logistique

billet transfrontalier

Anglais: cross-border ticket

Un billet d'avion multi-secteurs, émis pour un voyage à partir d'un lieu d'où le passager n'a pas l'intention de partir, afin d'obtenir un tarif plus bas.

billet transfrontalier: arbitrage sur la grille tarifaire

Un billet transfrontalier est un tarif construit par une compagnie aérienne ou une agence de voyage de telle sorte que le voyage du passager commence dans un aéroport autre que son point de départ réel. Le voyageur achète un billet de la ville A à la ville C, mais embarque sur le vol à la ville B (qui se trouve quelque part sur l'itinéraire A-C), et paie moins que ce qu'il aurait payé pour un billet direct B-C. Cela fonctionne parce que la tarification des compagnies aériennes varie selon le marché; un billet New York-Londres peut coûter moins cher qu'un billet Boston-Londres, même si Boston est plus proche de Londres.

Cette pratique est apparue dans les années 1980 et 1990, lorsque les tarifs n'étaient pas unifiés de manière algorithmique pour toutes les paires de villes possibles. Un passager à Boston pouvait acheter un billet moins cher indiquant New York comme origine, puis se rendre à New York en voiture, en train ou par un vol de correspondance et rejoindre le service transatlantique. Les compagnies aériennes appelaient cela le «hidden city ticketing» ou le «throwaway ticketing», bien que le terme billet transfrontalier fût plus courant sur les marchés européens et asiatiques où les transporteurs à bas coûts exploitaient les différences de prix territoriales entre plusieurs pays.

Pourquoi cela fonctionnait, et pourquoi cela a cessé

L'économie de cette pratique reposait sur une tarification opaque. Avant l'internet, les tarifs différaient énormément selon la ville d'origine parce que les compagnies aériennes géraient la capacité et la demande séparément sur chaque marché. Un billet de Paris à New York pouvait être significativement moins cher que de Londres à New York, de sorte que les passagers basés à Londres achetaient parfois un billet au départ de Paris. Le terme «transfrontalier» reflétait les itinéraires qui traversaient les frontières nationales, où les cadres réglementaires locaux et les fluctuations monétaires renforçaient la fragmentation des prix.

Cet arbitrage a disparu à mesure que les systèmes se sont intégrés. Dans les années 2000, les systèmes de distribution mondiaux (GDS) et les logiciels de gestion des revenus des compagnies aériennes pouvaient détecter et bloquer les billets où le passager n'avait pas l'intention d'utiliser le premier segment. La plupart des conditions de transport des compagnies aériennes l'interdisent désormais explicitement; le transporteur peut annuler les segments restants si un passager ne se présente pas à l'enregistrement pour une étape antérieure. La pratique est maintenant rare dans l'aviation commerciale, bien qu'elle persiste sporadiquement sur des itinéraires spécifiques où la tarification est encore fragmentée ou l'application est faible.

Le billet transfrontalier appartient à une famille plus large d'exploits tarifaires, aux côtés du «back-to-back ticketing» et des tarifs «open-jaw». Son obsolescence reflète le passage d'une tarification manuelle, basée sur les itinéraires, à des algorithmes en temps réel, basés sur la courbe de demande, qui fixent le prix de chaque itinéraire possible de manière dynamique. Pour les historiens du «yield management» et de la logistique, le terme marque un moment où la chaîne d'approvisionnement du transport aérien est passée de tarifs discrets et négociés à un marché unifié et computationnel.

Sources

Entrée IG561627/09/2010

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