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Électrotechnique

FTTX

Sigle de fiber to the x, diverses configurations pour le déploiement de la fibre optique.

FTTX: modèle de déploiement de fibre optique où x marque le point d'extrémité

FTTX est une famille d'architectures à large bande qui utilisent la fibre optique comme principal support de transmission, s'arrêtant à différents points du réseau en fonction du coût, de la distance et de la densité d'abonnés. Le x représente le point d'extrémité variable : la fibre peut aller jusqu'à un domicile (FTTH), jusqu'à un trottoir ou une armoire (FTTC), jusqu'à un nœud de quartier (FTTN), ou jusqu'à des locaux commerciaux (FTTP). Chaque configuration met en balance le coût d'installation de la fibre et la distance que le cuivre ou le sans fil doit couvrir pour la connexion finale.

Le FTTH, ou « fiber to the home », élimine entièrement le cuivre sur le dernier kilomètre et fournit le plein potentiel de bande passante de la fibre optique directement à l'entrée d'un bâtiment. Le FTTC amène la fibre à une armoire de rue, généralement à 300 à 500 mètres de l'abonné, laissant la connexion finale sur des paires torsadées en cuivre existantes. Le FTTN pousse la fibre jusqu'à un nœud de quartier desservant peut-être 500 à 1000 foyers, nécessitant les plus longues sections de cuivre. Le FTTP dessert les parcs d'activités ou les environnements de campus où l'économie de la fibre justifie une terminaison au bâtiment plutôt qu'à l'unité individuelle.

Le choix entre les variantes FTTX reflète de réels compromis économiques. Creuser et poser de nouvelles fibres coûte à peu près le même prix par mètre, quel que soit le point d'extrémité, mais une infrastructure de cuivre étendue existe déjà dans de nombreuses zones de service. Le FTTC et le FTTN exploitent ce coût irrécupérable en réutilisant les conduits et les paires existants, évitant ainsi des excavations à l'échelle du quartier. Le FTTH nécessite des tranchées généralisées, mais élimine les répéteurs, les bobines de charge et le conditionnement du signal côté cuivre, réduisant ainsi la complexité opérationnelle et la maintenance future. La latence et la symétrie favorisent les points d'extrémité en fibre ; la capacité et la pérennité favorisent le FTTH.

Transmission et performance

La fibre elle-même transporte les données à la vitesse de la lumière dans le verre, environ 200 000 kilomètres par seconde, avec une atténuation négligeable sur des distances de dizaines de kilomètres. Le facteur limitant dans le FTTX n'est pas la fibre, mais l'électronique à chaque extrémité et le support du dernier kilomètre. Le FTTC et le FTTN doivent utiliser le DSL, le DOCSIS, le G.fast ou des technologies similaires sur cuivre pour combler le fossé, chacun avec des plafonds de vitesse déterminés par la longueur de la ligne et le bruit. Le FTTH peut prendre en charge des vitesses de classe gigabit immédiatement et s'adapte aux protocoles multi-gigabits sans modifier l'installation en cuivre.

Le déploiement du FTTX est motivé par les incitations réglementaires, la pression concurrentielle et la densité régionale. Dans les zones urbaines denses, le FTTH devient économiquement viable car le coût de construction de la fibre est amorti sur de nombreux abonnés. Les déploiements ruraux optent souvent pour le FTTN car les abonnés sont dispersés et les longues sections de cuivre sont acceptées comme un compromis pour une réduction des dépenses totales. L'acronyme lui-même est apparu au début des années 2000, lorsque les opérateurs ont commencé à segmenter les stratégies de déploiement de la fibre plutôt que de s'engager dès le départ sur une fibre de bout en bout.

Sources

Entrée IG187422/07/2011

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