Gunning transceiver logic
Type de signalisation logique utilisé pour piloter les bus de fond de panier électroniques, avec une excursion de tension entre 0,4 et 1,2 volts, beaucoup plus faible que celle utilisée dans la logique TTL et CMOS, et une terminaison résistive parallèle symétrique.
GTL: logique à faible excursion pour les bus de fond de panier haute vitesse
La logique Gunning Transceiver Logic (GTL) est une norme de signalisation conçue pour transmettre des signaux numériques sur des bus de fond de panier à des vitesses où les logiques TTL et CMOS conventionnelles échouent. Au lieu d'osciller entre la masse et une tension d'alimentation, les signaux GTL oscillent entre 0,4 et 1,2 volts, une fenêtre étroite qui réduit le bruit électromagnétique et permet des fréquences d'horloge de plusieurs centaines de mégahertz. La norme est apparue dans les années 1980, lorsque les systèmes de processeurs et de mémoire ont exigé des bus parallèles plus rapides, et elle est restée courante dans les conceptions de serveurs et de stations de travail tout au long des années 1990.
La faible excursion de tension est l'innovation clé. En réduisant la distance que doit parcourir un signal, la GTL réduit le temps nécessaire à la stabilisation des fronts et diminue le couplage capacitif entre les lignes de signal adjacentes. Ce contrôle plus strict de l'intégrité du signal rend la logique particulièrement adaptée aux connecteurs de fond de panier densément emballés où des centaines de signaux circulent en parallèle. L'inconvénient est que la fenêtre de signal plus petite exige une adaptation d'impédance soignée et une détection de seuil précise dans les récepteurs.
Terminaison et rôle de la résistance
Les bus GTL utilisent une terminaison résistive parallèle symétrique aux deux extrémités de chaque ligne de signal. Une résistance de rappel vers une tension de référence et une résistance de tirage vers la masse, chacune typiquement dans la plage de 470 à 560 ohms, sont placées aux extrémités physiques de la trace du fond de panier. Cette double terminaison absorbe les réflexions et amortit les oscillations, maintenant l'intégrité du signal propre sur tout le bus. Le réseau de terminaison consomme un courant constant et génère de la chaleur, un coût qui a conduit à l'adoption d'alternatives à faible consommation comme le LVDS à mesure que les vitesses des fonds de panier et le nombre de broches augmentaient.
Les drivers GTL sont des sorties à drain ouvert ou à collecteur ouvert, tirant la ligne de signal vers le bas contre les résistances de terminaison. Les résistances de rappel et de tirage symétriques créent une tension de seuil centrée et prévisible, typiquement autour de 0,8 volt. Les récepteurs doivent distinguer clairement les états logiques dans cette bande étroite, ce qui les rend sensibles aux variations de tension d'alimentation et à la dérive en température. Le décalage entre les lignes de signal doit être contrôlé pour maintenir les temps de setup et de hold dans les spécifications, en particulier sur les bus transportant des signaux d'adresse ou de contrôle vers la mémoire.
Le nom rend hommage à son inventeur, Ron Gunning de Texas Instruments, qui a publié le concept au milieu des années 1980. La GTL n'est jamais devenue une norme universelle, mais a trouvé sa plus forte adoption dans les stations de travail Unix et les premiers serveurs parallèles où les vitesses d'horloge atteignaient 50 à 100 MHz et où la bande passante d'E/S du fond de panier était importante. Elle est apparue dans les machines SGI, les serveurs Sun et les systèmes basés sur Intel de cette époque. Au début des années 2000, la GTL a décliné à mesure que la signalisation différentielle (LVDS, SSTL) et les liaisons série point à point (PCI Express) offraient une meilleure vitesse et une meilleure efficacité énergétique. Aujourd'hui, la GTL survit principalement dans la maintenance des systèmes existants et dans les systèmes embarqués où les architectures de bus plus anciennes sont encore utilisées.
Sources
- Source de la définitionWiktionary