parasite
Composant d'un aéronef composite, transporté en altitude et lancé en vol par un avion porteur plus grand ou un vaisseau mère pour soutenir la mission principale du porteur; un avion parasite.
parasite: un avion de combat lancé en plein vol depuis un avion porteur
En aviation, un parasite est un aéronef complet, généralement un chasseur ou un appareil de reconnaissance, qui est transporté physiquement sous ou à l'intérieur d'un vaisseau-mère plus grand et relâché en vol pour mener sa propre mission. Plutôt que de décoller par ses propres moyens, le parasite économise du carburant et étend sa portée en étant transporté en altitude et au point de largage monté sur l'avion porteur, puis en se séparant pour combattre, reconnaître ou intercepter de manière indépendante. Le vaisseau-mère absorbe la pénalité de poids et le coût en carburant du voyage aller; le parasite entre en combat frais.
Le concept est apparu dans les années 1930 comme un moyen d'étendre la portée des chasseurs dans les rôles navals et de reconnaissance. Les États-Unis ont beaucoup expérimenté les parasites: le Curtiss F9C Sparrowhawk a été conçu pour être lancé depuis le dirigeable USS Akron, utilisant un mécanisme de trapèze pour s'attacher et se détacher en plein vol. Les Britanniques ont construit le Republic F-84 Thunderjet comme parasite à transporter par le bombardier Consolidated B-36 à moteur à pistons. Plus tard, l'U.S. Air Force a modifié des bombardiers B-36 pour transporter des Republic F-84F Thunderstreaks sur des pylônes, largués au-dessus du territoire ennemi. L'Union soviétique a poursuivi des schémas similaires avec son concept Voron (Corbeau), associant des chasseurs parasites à réaction à des bombardiers vaisseaux-mères.
Les parasites opérationnels ont rencontré de sérieuses limites pratiques. Le mécanisme de largage par trapèze ou pylône devait fonctionner de manière fiable à vitesse et altitude, la séparation devait se produire proprement sans collision, et les performances de l'avion porteur souffraient sévèrement du poids et de la traînée supplémentaires. L'intégration des systèmes de carburant, des interconnexions électriques et des données aérodynamiques entre le parent et le parasite ajoutait à la complexité de la maintenance. Les parasites étaient également vulnérables immédiatement après le largage, avant de gagner de la séparation et de l'espace de manœuvre, et si le vaisseau-mère était attaqué ou endommagé avant le lancement, le parasite était perdu sans être utilisé.
Les améliorations de la portée des moteurs à réaction, l'essor du ravitaillement en vol et le développement des armes à distance ont rendu les avions parasites obsolètes dans les années 1950. Les bombardiers à long rayon d'action pouvaient atteindre leurs cibles sans escorte; les chasseurs pouvaient effectuer des attaques et des montées rapides avec le soutien de ravitailleurs. Les derniers programmes de parasites opérationnels ont été abandonnés à la fin des années 1950. Le terme survit dans l'ingénierie aérospatiale et les discussions historiques, mais aucun avion moderne n'est conçu autour de ce concept.
Dans l'usage actuel, «parasite» apparaît également dans des contextes aérodynamiques pour décrire tout composant ou charge non fonctionnel qui augmente la traînée sans servir la mission principale. Les carénages de train d'atterrissage, les antennes et les réservoirs de carburant externes sont parfois appelés dispositifs parasites lorsque leur traînée est calculée dans l'analyse des performances.
Sources
- Source de la définitionWiktionary