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Travail des métaux

contre-buteur

Anglais: holder-up

Un ouvrier qui contre-bute les rivets, généralement en tenant une lourde barre à river contre la queue du rivet (chauffée si nécessaire jusqu'à ce qu'elle soit molle), tandis que le riveur utilise un pistolet à riveter (un marteau pneumatique à impulsion réglable) équipé d'une bouterolle, contre la tête d'usine pour fournir des impulsions qui déforment la queue en une tête de champ.

holder-up: l'enclume du rivetage

Un « holder-up » est un ouvrier qui soutient la contre-bouterolle pendant les opérations de rivetage. Pendant que le riveur actionne le marteau pneumatique du côté de la tête d'usine, le « holder-up » presse une lourde contre-bouterolle contre l'extrémité opposée du rivet, fournissant la force de réaction nécessaire pour former la tête de rivetage. C'est un travail manuel qui exige de la force, du synchronisme et la capacité de supporter la chaleur et le bruit.

La contre-bouterolle elle-même pèse généralement entre 2 et 8 kilogrammes, selon la taille du rivet et le matériau à assembler. L'acier doux, les tôles d'alliage d'aluminium et l'acier de construction sont des substrats courants. Lors du rivetage à chaud, le « holder-up » doit maintenir la barre en contact ferme avec la queue de rivet ramollie pendant que la bouterolle délivre des impulsions pneumatiques rapides, généralement de 2 000 à 4 000 coups par minute. La contre-bouterolle ne frappe pas; elle résiste simplement, permettant à la tige de rivet en expansion de se déformer plastiquement et de remplir complètement le trou.

Variantes et conditions

Dans les travaux de construction métallique, les pistolets à riveter manuels sont plus rares, mais là où ils existent, le rôle du « holder-up » est plus intense. Avec les pistolets pneumatiques, le « holder-up » peut travailler seul ou avec un riveur, selon l'accès. Sur les grands assemblages, des échafaudages ou des plates-formes temporaires positionnent le « holder-up » pour atteindre les queues de rivet à l'intérieur des fuselages, des coques de navires ou des tambours de chaudières. Dans ces espaces confinés, le rayonnement thermique des rivets chauds peut être intense, et une ventilation ou un blindage approprié devient essentiel.

Le poste exige une vigilance constante. Une contre-bouterolle qui glisse risque d'endommager la tôle environnante, de gaspiller le rivet ou de frapper la main ou le bras du « holder-up ». La fatigue dégrade le contrôle. De nombreux ateliers faisaient tourner les « holders-up » toutes les deux heures pour maintenir la qualité. Le terme lui-même est simple: le « holder-up » tient la barre (ou en place) contre la charge.

Le rivetage mécanique et automatisé a largement supplanté les méthodes manuelles et pneumatiques dans l'aérospatiale et la fabrication lourde depuis les années 1970, réduisant la demande de « holders-up » qualifiés. Là où le rivetage à chaud persiste dans la fabrication patrimoniale, la réparation de ponts ou la chaudronnerie, le rôle reste essentiel et physiquement exigeant.

Sources

Entrée IG219610/11/2010

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