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Forêt et bois

chemin de débardage

Anglais: skid road

Une emprise dégagée et sommaire avec des billes encastrées transversalement sur lesquelles les billes récoltées glissaient, étaient traînées ou débardées.

chemin de traîne: une piste bordée de billes pour traîner le bois en descente

Un chemin de traîne est un sentier défriché à travers un terrain forestier, construit pour permettre le déplacement des billes abattues de la souche à l'aire de dépôt ou à la scierie. La surface est constituée de billes posées perpendiculairement au sens de la marche, généralement espacées de 1,2 à 1,8 mètre et partiellement encastrées dans le sol. Ces billes transversales, appelées traverses, agissent à la fois comme surface de roulement et comme une série de points à faible frottement qui permettent aux billes plus lourdes de glisser ou d'être traînées avec moins de force que ce qui serait nécessaire sur de la terre nue ou du sous-bois.

Le travail d'entretien d'un chemin de traîne incombait historiquement à l'équipe du chemin de traîne, qui défrichait les broussailles, abattait les petits arbres obstruant le passage et positionnait les billes transversales. Les billes transportées étaient soit traînées par des animaux (bœufs ou chevaux), soit, plus tard, tirées par des systèmes de câbles alimentés par des treuils à vapeur ou d'autres machines. L'angle de descente et l'espacement des traverses étaient gérés pour contrôler la vitesse et réduire les dommages aux billes elles-mêmes, car le frottement entre la bille et la traverse générait une chaleur importante.

Variantes et conditions

Les chemins de traîne variaient selon le terrain. Dans les régions escarpées, la pente était critique: trop raide, les billes accéléraient dangereusement; trop faible, les animaux s'épuisaient. Sur un sol mou, les billes transversales s'enfonçaient dans la boue et nécessitaient des remplacements fréquents. En hiver, la neige et la glace modifiaient entièrement le coefficient de frottement, rendant parfois les chemins de traîne impraticables ou, inversement, permettant un mouvement plus rapide. Des chemins de traîne lubrifiés à l'eau, où un petit cours d'eau était détourné le long du sentier, réduisaient davantage le frottement et sont documentés dans les opérations forestières historiques du Nord-Ouest Pacifique.

Le terme « skid road » est entré dans l'usage américain plus large pour décrire toute route d'approvisionnement rudimentaire ou tout quartier pauvre. Cela reflétait la réalité historique: les chemins de traîne étaient parmi les premières voies améliorées dans les territoires nouvellement exploités, et les camps forestiers et les petites colonies se développaient souvent le long de ceux-ci. Le nom a persisté dans les toponymes des régions forestières, bien que peu de chemins de traîne réels soient encore utilisés; les opérations modernes de récolte du bois s'appuient sur des routes de transport aménagées et des camions.

Un chemin de traîne diffère d'un canal de flottage, qui utilisait l'eau courante pour transporter les billes sur de plus longues distances, et d'une voie ferrée, qui nécessitait un investissement en infrastructure beaucoup plus lourd. Il diffère également d'une piste de débardage, un sentier plus étroit et moins formellement construit utilisé dans les opérations d'exploitation forestière sélective plus récentes. Le chemin de traîne représente un point intermédiaire dans l'évolution du transport du bois: plus substantiel qu'un simple sentier de traînage, mais moins cher et plus rapide à construire que les infrastructures ferroviaires ou hydrauliques dans les terrains forestiers sans cours d'eau naturels.

Sources

Entrée IG731831/12/2009

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