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Automobile

autobus à cheval

Anglais: straddling bus

Un autobus dont le compartiment passagers est surélevé par rapport au niveau de la route, permettant à d'autres véhicules de passer en dessous et contribuant ainsi à éviter les embouteillages.

autobus à portique: cabine surélevée permettant aux voitures de passer en dessous

Un autobus à portique est un véhicule de transport en commun dont le compartiment passagers se situe à 2 à 2,5 mètres au-dessus de la surface de la route, monté sur de hautes colonnes ou pieds de support. Les voitures, les fourgonnettes et les motos passent en dessous dans les voies occupées par l'autobus, éliminant ainsi un type de véhicule de la congestion au niveau du sol. La cabine s'étend généralement sur la largeur de deux voies de circulation standard, avec une hauteur intérieure d'environ 1,9 mètre pour la hauteur sous plafond des passagers.

Le véhicule combine des éléments d'un autobus, d'un train surélevé et d'un véhicule routier. Un groupe motopropulseur diesel ou électrique propulse l'unité vers l'avant, le conducteur étant positionné à une hauteur normale par rapport à la cabine surélevée. Les passagers montent par des escaliers ou des rampes dans des stations désignées, tandis que le passage inférieur reste ouvert à la circulation générale. Les premiers prototypes utilisaient des châssis articulés pour répartir le poids; les conceptions modernes emploient généralement des structures rigides avec une suspension pneumatique ou hydraulique pour maintenir le dégagement malgré les charges de passagers et de marchandises.

Le dégagement et les dimensions sont fondamentaux

Le dégagement sous le châssis, généralement fixé à 2 mètres ou légèrement plus, permet le passage des toits de voitures standard (généralement de 1,5 à 1,8 mètre). Les camions et les autobus ne peuvent évidemment pas passer et doivent faire un détour. Cette contrainte rend l'autobus à portique viable uniquement sur les itinéraires à faible trafic de véhicules lourds. La largeur de la cabine est fixe à l'installation, généralement de 7 à 7,5 mètres, suffisamment large pour deux rangées de sièges plus une allée.

Les coûts d'exploitation diffèrent considérablement de ceux des autobus conventionnels. La consommation de matériaux est plus élevée en raison de la structure et du système de support surélevé. L'entretien devient plus complexe, en particulier pour l'étanchéité du soubassement et les composants de suspension exposés à l'environnement du passage inférieur. Les stations nécessitent d'importants travaux de génie civil, ce qui rend les changements d'itinéraire coûteux. Les avantages en termes de fluidité du trafic disparaissent si la configuration impose des détours pour les catégories de véhicules exclues.

Le concept est apparu sous forme de brevet au début des années 2010, avec des déploiements d'essai en Chine. Une adoption limitée dans le monde réel a suivi, en partie parce que l'investissement dans les infrastructures fixes est substantiel et en partie parce que la réduction de la congestion dépend d'un faible trafic de camions, ce qui est rare sur les grands corridors urbains. Le véhicule reste une solution de niche plutôt qu'un remplacement général des transports en commun conventionnels.

Sources

Entrée IG425708/08/2015

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