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Matériel ferroviaire

chemin de fer surélevé

Anglais: elevated railway

Un chemin de fer de transport en commun rapide avec des voies au-dessus du niveau de la rue sur un viaduc ou une autre structure surélevée.

chemin de fer aérien : séparation des niveaux pour la vitesse et la densité urbaine

Un chemin de fer aérien circule sur des viaducs en acier ou en béton armé qui élèvent les voies de dix à quinze mètres au-dessus du niveau de la rue, permettant aux trains de se déplacer au-dessus de la congestion urbaine plutôt qu'à travers elle. La structure elle-même, généralement une série de colonnes en treillis d'acier ou de piliers en béton espacés de vingt à quarante mètres, supporte le poids des trains et de la plateforme de voie tout en laissant l'espace au niveau du sol ouvert à la circulation, aux piétons et aux bâtiments. Cette séparation des niveaux élimine le besoin de passages à niveau, ce qui signifie pas d'attente pour les trains aux intersections et pas de conflit entre le trafic ferroviaire et routier.

La plupart des systèmes aériens utilisent des voies à écartement standard (1435 mm) ou occasionnellement à écartement métrique, posées directement sur le tablier du viaduc avec du ballast standard ou, plus récemment, une voie sur dalle encastrée qui réduit l'entretien et les vibrations. Les rails eux-mêmes sont généralement des rails de 60 kg/m soudés en continu, fixés par des attaches résilientes qui amortissent les vibrations transmises à la structure. La signalisation et l'électrification longent la voie, avec une caténaire ou un troisième rail selon l'âge et la philosophie de conception du système.

Pourquoi l'élévation fonctionne dans les villes denses

L'avantage principal est l'efficacité foncière : les chemins de fer aériens occupent un corridor étroit en hauteur tout en préservant l'accès aux rues et les façades des bâtiments en dessous. Cela les a rendus standard dans les villes du début du XXe siècle comme Chicago, New York et Tokyo, où les emprises au sol étaient coûteuses et difficiles à acquérir. L'inconvénient est le bruit et l'impact visuel sur les rues en dessous ; les premiers viaducs en acier transmettaient des vibrations et des cliquetis considérables, ce qui a incité les conceptions modernes à utiliser des appuis en caoutchouc, des tabliers ballastés et des voies sur dalle pour réduire le bruit transmis par la structure à moins de 75 décibels au niveau de la rue.

Deux familles structurelles dominent. Les viaducs en treillis d'acier ou à poutres en tôle utilisent des sections caissons boulonnées ou soudées et sont relativement rapides à construire et à modifier ; les viaducs en béton armé ou précontraint sont plus lourds mais nécessitent moins d'entretien et tolèrent des portées plus longues. L'épaisseur du tablier est généralement de 800 à 1200 mm, pour accueillir la structure de la voie, les services publics et l'accès du personnel.

L'accès pour l'entretien est une contrainte pratique : les travailleurs doivent atteindre le dessous pour l'inspection et les réparations, ce qui nécessite des passerelles ou des plates-formes abaissées. Les conditions hivernales créent des défis dans les climats froids où l'eau piégée dans le ballast ou les systèmes de drainage des joints peut geler, fissurant le béton ou déplaçant les fixations. Le remplacement des rails ou des traverses usés sur une structure aérienne coûte beaucoup plus cher que les travaux au niveau du sol, car l'équipement doit être soulevé et les travaux organisés avec un contrôle de la circulation ou une interruption de service.

Sources

Entrée IG153024/11/2011

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