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Céramique industrielle

corde

Anglais: rope

Un long segment fin d'argile molle, soit extrudé, soit formé à la main.

Columbin: une forme d'argile qui n'est ni de l'argile ni une corde

En céramique, un colombin est un boudin continu d'argile plastique, généralement de 6 à 20 mm de diamètre, utilisé comme élément de construction pour les récipients façonnés à la main et les œuvres sculpturales. Il se distingue de l'argile extrudée par sa méthode de création : les colombins sont soit étirés à la main à partir d'une motte d'argile pétrie, soit produits par une extrudeuse d'argile munie d'une filière ronde. Contrairement à la corde dans d'autres métiers, le colombin céramique n'a aucune résistance à la traction et ne peut supporter aucune charge ; c'est un élément purement constructif et décoratif.

Les colombins remplissent de multiples fonctions dans l'atelier. Ils sont enroulés et empilés pour construire des poteries selon la méthode du colombin, l'une des plus anciennes techniques de façonnage à la main encore activement utilisée. Les potiers compressent ou lissent les colombins à des degrés divers, selon la surface finale et la résistance souhaitées. Les colombins sont également appliqués comme ornement, pressés dans des corps d'argile à consistance cuir pour créer des motifs texturés, ou utilisés pour former des anses, des becs et des détails de bord. Les sculpteurs exploitent la qualité tactile des marques de colombins comme finition distinctive.

Consistance et séchage

L'argile doit être dans un état plastique mais non collant. Une argile trop molle s'effondrera sous son propre poids pendant le montage au colombin ; une argile trop rigide se fissurera là où les colombins se rejoignent et ne pourra pas être étirée uniformément à la main. Le séchage des formes construites au colombin nécessite une gestion attentive, car les jonctions entre les colombins restent mécaniquement faibles jusqu'à la cuisson. Les potiers enveloppent souvent les œuvres dans du plastique pour ralentir le séchage et réduire les contraintes de retrait différentiel aux interfaces entre les colombins.

La taille et l'épaisseur d'un colombin sont déterminées par l'habileté manuelle et la pâte d'argile utilisée. La faïence et le grès acceptent tous deux la méthode du colombin ; la porcelaine est moins tolérante car elle a moins de plasticité et un retrait au séchage plus important. Un colombin fait d'argile à haute teneur en chamotte (sable ou déchets céramiques ajoutés) lie mieux et se fissure moins pendant le séchage, mais produit une texture plus rugueuse et réduit légèrement la résistance de la paroi.

La construction au colombin est un travail intensif et apparaît donc principalement dans la poterie d'atelier, la céramique sculpturale et les contextes culturels ou éducatifs. La production industrielle repose sur le calibrage, le coulage en barbotine et l'extrusion pour la répétabilité et la rapidité. Cependant, les formes construites au colombin ont une valeur matérielle dans la céramique artisanale contemporaine, et la méthode reste centrale pour l'enseignement des compétences manuelles et la compréhension des propriétés de l'argile au niveau de l'apprentissage.

Sources

Entrée IG371019/08/2011

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