travail à la tâche
Anglais: tut-work
Travail effectué à la pièce, comme dans la roche non métallifère, la quantité effectuée étant généralement calculée à la brasse.
Le travail à la tâche : rémunération à la brasse, et non à l'heure, dans les mines
Le travail à la tâche est un système de paiement dans les mines non métallifères où les travailleurs sont rémunérés par unité de roche extraite plutôt qu'en fonction du temps passé. L'unité de mesure standard est la brasse (six pieds), appliquée à la longueur d'un front de taille ou au volume de matériau retiré. Cela contraste fortement avec le travail à la journée, où un mineur reçoit un salaire fixe quelle que soit sa production. Le terme appartient principalement à la pratique minière britannique, en particulier dans l'extraction de l'ardoise, de la pierre et de la craie, et est maintenant largement obsolète.
Dans le cadre d'un accord de travail à la tâche, un entrepreneur acceptait d'excaver ou de préparer une longueur spécifiée de front de taille ou de retirer un certain volume de pierre pour un prix convenu par brasse. Le mineur supportait le coût des outils, des explosifs et souvent de la main-d'œuvre des assistants, ce qui rendait le salaire net très dépendant des conditions du terrain. Un terrain dur, fracturé ou humide pouvait réduire considérablement les gains ; une pierre tendre ou bien jointée pouvait générer un profit rapide. Le paiement était calculé en shillings ou en livres par brasse, les taux variant selon le district, le type de roche et les conditions du marché.
Mesure et variantes
La mesure à la brasse s'appliquait généralement à la longueur d'un front de taille attaqué en une seule levée ou période de poste. Dans l'extraction d'ardoise, le travail à la tâche pouvait mesurer l'épaisseur de la pierre préparée à partir d'une zone donnée. Certaines exploitations utilisaient des unités alternatives : longueur par pied de profondeur, volume par verge cube, ou poids par tonne, bien que la brasse soit restée la norme dans les mines non métallifères anglaises tout au long du dix-neuvième et du début du vingtième siècle. Les litiges concernant la mesure et la fixation des taux étaient des sources courantes de conflit entre les entrepreneurs et les travailleurs.
Le travail à la tâche incitait à la rapidité et à l'initiative individuelle, mais créait des conditions difficiles lorsque les prix chutaient ou que le terrain s'avérait difficile. Un mineur pouvait travailler pendant des semaines avec un rendement minimal si les conditions se détérioraient. Le système était particulièrement courant dans les carrières d'ardoise galloises, les carrières de craie anglaises et les mines de pierre, où de grands volumes de matériaux uniformes rendaient la mesure à la pièce praticable. Il a décliné à mesure que les lois sur le salaire minimum statutaire et la législation du travail prenaient effet, progressivement remplacé par des salaires basés sur le temps et des systèmes de primes liés à la production collective.
Le mot lui-même dérive d'un terme dialectal ou familier désignant un petit travail ou une tâche ; son étymologie exacte est incertaine, mais la pratique est documentée dans les registres miniers depuis au moins le dix-huitième siècle. Comprendre le travail à la tâche est essentiel pour lire les archives minières historiques, les litiges salariaux et les récits des conditions de travail dans les industries extractives à l'ère industrielle.
Sources
- Source de la définitionWiktionary