TPM
Sigle de ticket point mileage, distance kilométrique par point de billet.
TPM : comment les compagnies aériennes mesurent le véritable potentiel de revenus d'un vol
Le « ticket point mileage » (TPM) est le produit du nombre de sièges disponibles dans un avion multiplié par la distance parcourue en miles terrestres. Un jet régional de 150 sièges parcourant 500 miles génère 75 000 TPM ; le même avion sur une route de 1 000 miles génère 150 000 TPM. Les compagnies aériennes utilisent cette métrique pour standardiser la déclaration des revenus sur des flottes de différentes tailles et longueurs de routes, ce qui permet de comparer la rentabilité entre un vol régional complet et un vol long-courrier à moitié plein.
Le TPM s'inscrit dans la lignée de deux mesures connexes dans la finance des compagnies aériennes. Les « available seat miles » (ASM) ne comptent que les sièges offerts aux passagers ; les « revenue passenger miles » (RPM) ne comptent que les sièges réellement vendus. Le coefficient d'occupation, exprimé en pourcentage, est le RPM divisé par l'ASM. Le TPM étend cette logique en traitant chaque siège disponible comme une unité de revenu potentielle sur une distance standardisée, indépendamment du fait que le siège ait été vendu. Cela permet à la planification d'entreprise de séparer l'effet des décisions de capacité de l'effet de la performance des ventes.
Variantes et application
Certains transporteurs pondèrent le TPM par type d'avion ou classe de cabine, en particulier pour les opérations de flotte mixte. Un transporteur historique exploitant des Boeing 737 et 777 sur la même route verra des chiffres de TPM très différents par départ, même si les deux vols desservent des points d'arrivée identiques. Les services de planification utilisent les projections de TPM pour décider quel type d'avion doit être affecté à une route ; les équipes de planification de la capacité utilisent les données historiques de TPM pour prévoir quand de nouveaux avions seront nécessaires.
Le TPM est un outil de planification, pas une mesure de rentabilité en soi. Un vol à TPM élevé peut toujours perdre de l'argent si les coûts de carburant, les dépenses d'équipage et la manutention au sol dépassent les revenus des billets. Il est plus utile pour comparer l'utilisation des routes et pour évaluer les affectations de flotte par rapport aux concurrents qui publient des métriques similaires. Les petits transporteurs et les opérateurs de vols charters l'utilisent moins fréquemment car leurs réseaux de routes et leur composition de flotte sont plus simples.
Sources
- Source de la définitionWiktionary